Spiruline et rhinite allergique

La rhinite allergique (ou pollinose) est une inflammation des muqueuses nasales accompagnée d’éternuements, écoulement de nez, obstruction nasale, démangeaisons oculaires, larmoiement, maux de gorges…

Outre ces symptômes, cela entraîne en parallèle et dans la plus part des cas une fatigue sévère et un sommeil perturbé.
Même s’ils font penser à un rhume classique, ils traduisent en fait une rhinite d’origine allergique. Il s’agit, en effet, d’une réaction de l’organisme à l’intrusion (inhalation) d’un allergène (souvent les pollens et graminées).
Il y a des personnes au terrain atopique, des hypersensible pour qui, malheureusement, les rhinites allergiques sont monnaie courante. La rhinite saisonnière touche 25% de la population et on dénombre de plus en plus de cas chaque année.

De plus en plus de personnes « allergiques » (au sens large)

Depuis quelques décennies, l’allergie ne cesse d’affecter un nombre croissant de personnes au point que l’OMS la considère aujourd’hui comme la 4ème pathologie la plus répandue dans le monde derrière le cancer, les maladies cardiovasculaires et le sida. 30 % de la population en seraient affectés sous une forme ou sous une autre. A la différence des épidémies qui sont le fait d’agents infectieux et dont la durée n’excède pas quelques mois et cela quelle que soit leur virulence, l’allergie relève d’une dérégulation durable du systèrne immunitaire qui, en l’absence d’intervention thérapeutique, évolue spontanément vers la chronicité.

Comment devient-on allergique ?

Afin de maintenir son équilibre intérieur, l’organisme doit gérer au mieux ses relations avec l’environnement. Il dispose pour cela d’un système immunitaire complexe qui lui permet de reconnaître les agents de la masse de tous les autres. Il élabore ainsi des stratégies pour éliminer les premiers avant même que ceux-ci puissent avoir un effet délétère sur lui tanids qu’il tisse des relations d’échanges fructueux ou de tolérance mutuelle avec les seconds. L’allergie est une réaction anormal et/ou exagérée de l’organisme à une ou plusieurs substances de son environnement. C’est donc le signe d’une faillite du système immunitaire.

Le système immunitaire de la population s’est globalement fragilisé, il s’est déréglé avec l’excès de substances étrangères présentes dans notre quotidien, la pollution atmosphérique, l’alimentation industrielle, les polluants chimiques, et les pesticides.
Les changements climatiques ont entraîné des floraisons plus précoces et plus longues, notamment chez les graminées. Nous sommes, de fait, devenu plus sensible ou plus réactif aux pollens.

La rhinite allergique, souvent déclenché par le pollen (rhume des foins)

Spiruline et allergie de type rhiniteLa rhinite allergique est saisonnière puisqu’elle se manifeste le plus souvent au printemps et à l’été, avec la floraison de la plante allergène (allergie pollinique). Il s’agit plus précisément d’une « erreur » du système immunitaire qui provoque, pour se défendre d’un danger « imaginaire », une réaction inflammatoire d’hypersensibilité.

Des traitements médicamenteux existent (comme les antihistaminiques) mais s’attaquent bien souvent uniquement aux symptômes alors qu’ils ne sont pas sans effets secondaires.

Ils ne modifient pas le terrain de façon physiologique : or la correction des carences micronutritionnelles, le drainage des polluants, la restauration des muqueuse digestive et respiratoire sont primordiales dans le soin de l’Allergie.

Aussi, ils sont problématiques dans le cas d’une pratique sportive de compétition de tous niveaux en ce qui concerne la lutte contre le dopage (voir l’AFLD).

La spiruline, un traitement préventif

Quand la régulation immunitaire vire aux phénomènes d’hypersensibilisation, il est recommandé d’adopter une supplémentation en micronutriments essentiels comme avec la spiruline. Par ailleurs, avec la chronicité des troubles allergiques qui crée un terrain inflammatoire, il est indispensable d’agir afin de le réduire aussi drastiquement que possible.

La spiruline, selon Joëlle le Guennec, joue un rôle préventif en diminuant la sensibilité aux allergènes, et curatif en inhibant la sécrétion d’histamine, responsable de toutes les manifestations des allergies. Une étude [1] relève en effet une baisse sensible des concentrations d’histamine et d’IgE sur les sujets ayant consommé de la phycocyanine (pigment de la spiruline). Elle exerce aussi vraisemblablement une action modulatrice sur certaines molécules de l’inflammation (cytokines).

Un essai clinique [2] mené en Turquie (en double aveugle, avec un groupe placebo) sur 129 personnes atteintes de rhinite allergique a donné des résultats prometteurs : la prise de 2 g de spiruline par jour, durant 16 semaines, a été beaucoup plus efficace qu’un placebo ayant permis de réduire considérablement les symptômes des participants.
2 grammes de spiruline par jour suffisent – en effet – pour moduler l’activité des lymphocytes ce qui a pour conséquence de réduire le processus de la réaction allergique.

La complémentation alimentaire permet de restaurer l’équilibre micronutritionnel. Elle normalise la régulation des phénomènes allergiques et inflammatoires, permet aux muqueuses respiratoires et digestives de se régénérer et ainsi favoriser le retour à un fonctionnement normal du système immunitaire.

On conseillera d’anticiper les saisons polliniques, les bénéfices de la spiruline seront davantage mesurables sur la rhinite si une cure est initiée en amont (1 ou 2 mois avant).

Voici le témoignage d’un client (décembre 2011) :

Je souffre depuis plus de 20 ans de rhinite allergique et de sinusite. Il y a 5 ans, j’ai même du me faire opérer pour me faire enlever les polypes qui avaient envahi mon nez et mes sinus. Depuis, je ne prends aucun traitement, hormis de l’homéopathie si, de surcroît, survient un rhume. Je n’ai pratiquement jamais de goût, ni d’odorat, l’un n’allant pas sans l’autre ! J’ai systématiquement une narine très très bouchée. Je viens de faire une cure de spiruline, durant deux mois, uniquement pour renforcer mes défenses naturelles et sans penser à plus. Eh bien là !! je REVIS….. Force m’est de constater que je respire super bien, avec un nez bien débouché. De plus, j’ai retrouvé le goût et l’odorat comme je ne les avais plus depuis fort longtemps. Je n’en reviens pas ! Durant ces deux mois, je n’ai pris aucun autre traitement. Uniquement de la spiruline ! Je ne peux donc que constater les bienfaits de cette algue sur les problèmes de rhinite allergique !

Allergies et sport

Outre la génétique et les antécédents familiaux, le sport favorise les possibles allergies à cause de la respiration. Lors d’un effort, elle augmente et plus encore lorsqu’il s’agit d’un effort intense. Au repos, un homme dispose d’une fréquence de respiration de l’ordre de huit à vingt répétitions par minute, ce qui donne une ventilation de 3 à 5 litres par minute. À l’effort, la fréquence peut monter jusqu’à 50 répétitions et augmenter ainsi la ventilation jusqu’à 100 litres par minute. L’organisme, et les poumons en particulier captent alors tout ce qui se passe aux alentours. D’autant que, lors d’un effort, un sportif respire quasi exclusivement par la bouche qui n’applique aucun filtre contrairement à une respiration nasale. On comprend alors aisément qu’un cycliste sujet au pollen favorise un épisode allergique lors de la pratique de son sport d’autant plus que le parcours emprunté par la plupart des cyclistes ou coureurs à pied longe souvent les bois.

Chez le sportif, face a toutes ces agressions, les conséquences sont diverses et variées mais ont toutes pour point commun la baisse des performances.

Anticiper et limiter les allergies

Si devancer l’allergie est la meilleure des solutions, il est le plus souvent très difficile de savoir à quel moment les symptômes arriveront. Pour mettre toutes les chances de votre côté, des conseils pleins de bon sens, mais qui méritent d’être rappelés, peuvent vous permettre de limiter les risques. Si l’on prend par exemple l’allergie au pollen :

  • Améliorez votre alimentation par des produits simples et sains, en évitant les plats préparés industriels porteurs de nombreux additifs, colorants, conservateurs et édulcorants.
  • Après un entraînement en extérieur, afin d’ éviter que le pollen reste accroché à vos vêtements ou vous-même, sur vos cheveux notamment, prenez le temps de bien aérer votre tenue et de vous laver les cheveux.
  • Aérez votre maison le matin ou tard le soir, moments où les pollens sont les moins présents dans l’air.
  • Concernant votre lit, évitez de faire sécher les draps après lavage en extérieur, préférez une pièce isolée.
  • Contre les acariens, lors d’un déplacement, n’hésitez pas à emmener votre propre oreiller.
  • Lavez régulièrement les coussins, duvet, couverture à haute température.
  • Pour vos oreillers, choisissez une matière synthétique afin d’ éviter les plumes ou aime se loger les acariens.

Un calendrier des allergies

Il est possible de suivre l’évolution des allergies selon un calendrier. Certains sites rassemblent maximum d’informations, région par région, voire ville par ville, et prévoient les stades des épisodes allergiques. C’est notamment le cas du site pollens.fr du réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), qui analyse l’air (particules biologiques) et ses incidences sur les risques allergiques pour la population.

Essayez la spiruline

Références :
  • [1] Nemoto-Kawamura, C., Hirahashi, T., Nagai, T., YAMADA, H., KATOH, T., & HAYAsHI, O. (2004). Phycocyanin enhances secretary IgA antibody response and suppresses allergic IgE antibody response in mice immunized with antigen-entrapped biodegradable microparticles. Journal of nutritional science and vitaminology50(2), 129-136.
  • [2] Cingi, C., Conk-Dalay, M., Cakli, H., & Bal, C. (2008). The effects of spirulina on allergic rhinitis. European Archives of Oto-Rhino-Laryngology265(10), 1219-1223.
  • Chen, L. L., Zhang, S. F., Huang, D. N., Tan, J. Q., & He, S. H. (2005). Experimental study of spirulina platensis in treating allergic rhinitis in rats. Zhong nan da xue xue bao. Yi xue ban= Journal of Central South University. Medical sciences30(1), 96-98.
  • Mao, T. K., Water, J. V. D., & Gershwin, M. E. (2005). Effects of a Spirulina-based dietary supplement on cytokine production from allergic rhinitis patients. Journal of Medicinal Food8(1), 27-30.

Diplômé en nutrition, j'explore depuis plus de 10 ans les publications de la littérature scientifique qui concernent la spiruline, ses composants et plus largement, les microalgues. Je m'efforce de proposer des articles sourcés et régulièrement vérifiés en regard des nouvelles données de la recherche.
Alain Casal - Fondateur de Spiruline France.
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