Spiruline et maladie d’Alzheimer

Parmi les maladies neuro-dégénératives qui surviennent en vieillissant, la maladie d’Alzheimer est probablement la plus connue du grand public. Bien que l’on ignore encore l’origine exacte de cette maladie qui atteint la mémoire, les médecins sont aujourd’hui capables, notamment grâce aux équipements d’imagerie médicale, d’étudier son évolution et la façon dont elle détruit progressivement les neurones et les synapses.La spiruline, une arme contre l'Alzheimer

Dans le cerveau, la maladie endommage en premier lieu l’hippocampe, siège de la mémoire, puis s’attaque aux régions qui gèrent les informations issues des cinq sens et enfin au cortex, moteur qui régit la parole, la marche et la fonction de déglutition.

Le mécanisme observé est toujours le même : il consiste en l’accumulation de protéines anormales à l’extérieur des neurones, ou plaque amyloïde, qui cause une oxydation et une inflammation de ces mêmes neurones jusqu’à les détruire.

Les thérapies orthophoniques (recommandées par l’HAS, Haute Autorité de Santé) ont vu leur efficacité prouvée par de nombreuses études scientifiques pour limiter la progression de la maladie d’Alzheimer. Il s’agit, par des moyens de stimulation cognitive et langagière, de retarder le plus possible l’apparition des symptômes, qui seront, au fil du temps, malheureusement inévitables : trouble de la mémoire des mots, perte de la compréhension, etc. La rééducation orthophonique précoce permet de retarder l’apparition des troubles du langage de quelques mois voire de quelques années. Les médecins généralistes et neurologues sont de mieux en mieux informés sur ces bénéfices, et prescrivent maintenant ces thérapies de façon systématique. E.Laflaquière, orthophoniste à Lyon.

Par ailleurs, des études qui explorent l’influence de l’alimentation sur la protection du cerveau aux attaques inflammatoires et sur l’amélioration de la communication entre les neurones sont actuellement menées.

Le Dr Carl Cotman a démontré [1] sur plus de 70 vieux chiens qu’une alimentation riche en antioxydants permettait de récupérer une partie de la mémoire disparue avec l’âge. Ces observations ont pu être confirmées à l’imagerie médicale, avec notamment une forte diminution de la plaque amyloïde.

D’autres recherches [2], à Université de Tel Aviv notamment, ont été menées sur des sujets humains. Elles ont montré qu’une alimentation riche Oméga-3 et pauvre en cholestérol présentait également des résultats remarquables. Lorsque l’on connait la composition de la spiruline, on en déduit très vite son intérêt dans ce cas précis.

Une relation entre le sucre et Alzheimer

Pour la première fois, une étude [3] montre un lien entre la glycémie et la maladie d’Alzheimer. Réalisée à l’Université de Bath, en Angleterre, elle montre clairement que l’excès de sucre dans le sang réduit certaines fonctions d’une enzyme, appelée MIF (macrophage migration inhibitory factor), ce qui permet à la maladie d’Alzheimer de se développer. 80% des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sont touchées par le diabète ou un dérèglement du métabolisme qui y ressemble. Une excellente raison de réfléchir à ce qu’on met dans son assiette !

Des solutions dans l’alimentation ?

Une étude, Xu, Jiqing, et al. [4], menée en Californie montre qu’en augmentant le taux d’une protéine, la neuréguline, on limite les amas de plaques amyloïdes (qui étouffent les neurones et envahissent les synapses)… Les chercheurs pensent que cette protéine active la production d’une enzyme qui « digère » ces envahissantes plaques. Pour le moment, ce sont des rongeurs qui ont eu droit au test.

Une autre étude [5], chez des humains cette fois, menée par des scientifiques américains et suisses sur 165 personnes atteintes depuis peu par la maladie, est très encourageante. Les scientifiques ont injecté à ces patients un anticorps de leur fabrication nommé aducanumab et ont constaté une régression des plaques amyloïdes (ils avaient déjà constaté que cette molécule faisait disparaître 70% de ces amas dans le cerveau des souris) et une amélioration des fonctions cognitives. Bien entendu, tout ceci est à ses débuts, il faut encore trouver le bon dosage, limiter les effets secondaires, etc.

Ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer

Généralement, des protocoles basés à la fois sur des stimulations neuro-sensorielles & une alimentation spécifique sont utilisés et  présentent des résultats encourageants. Le Dr Cousens a notamment démontré il y a déjà trente ans les vertus de l’algue bleue AFA sur l’amélioration de l’attention et de la mémoire des sujets, ou a minima un ralentissement de la progression des symptômes.

Les chercheurs de l’université de Zurich [6] poursuivent pour leur part la piste de la nostocarboline (substance présente dans la spiruline), qu’ils sont parvenus à isoler et qui pourrait s’avérer active pour lutter contre la maladie. En effet, elle neutralise l’enzyme cholinestérase, on observe alors un ralentissement mesurable de la progression d’Alzheimer.

Cette piste de recherche axée sur la psycho-nutrition est aujourd’hui jugée très prometteuse et capitale par la communauté médicale. Les médecins au contact des malades fondent de grands espoirs sur l’alimentation pour le traitement de la maladie.

Essayez la spiruline

Références :
  • [1] Cotman, C. W., & Head, E. (2008). The canine (dog) model of human aging and disease: dietary, environmental and immunotherapy approaches. Journal of Alzheimer’s Disease15(4), 685-707.
  • [2] Vakhapova, V., Cohen, T., Richter, Y., Herzog, Y., Kam, Y., & Korczyn, A. D. (2014). Phosphatidylserine containing omega-3 Fatty acids may improve memory abilities in nondemented elderly individuals with memory complaints: results from an open-label extension study. Dementia and geriatric cognitive disorders38(1-2), 39-45.
  • [3] Kassaar, O., Morais, M. P., Xu, S., Adam, E. L., Chamberlain, R. C., Jenkins, B., … & Van Den Elsen, J. (2017). Macrophage Migration Inhibitory Factor is subjected to glucose modification and oxidation in Alzheimer’s Disease. Scientific reports7(1), 1-12.
  • Xu, J., De Winter, F., Farrokhi, C., Rockenstein, E., Mante, M., Adame, A., … & Lee, K. F. (2016). Neuregulin 1 improves cognitive deficits and neuropathology in an Alzheimer’s disease model. Scientific reports6, 31692.
  • [5] Sevigny, J., Chiao, P., Bussière, T., Weinreb, P. H., Williams, L., Maier, M., … & O’Gorman, J. (2016). The antibody aducanumab reduces Aβ plaques in Alzheimer’s disease. Nature537(7618), 50-56.
  • [5] https://www.zora.uzh.ch/id/eprint/155674
  • Cousens, G. : Report of Treatment of Alzheimer’s Disease with Aphanizomenon flosaquae, in Orthomedicine, (hiver/printemps), Vol. 8, N° 1-2, 1985 (Note de l’éditeur : L’AFA a été la cyanobactérie utilisée dans cette étude.)

J'explore depuis plus de 10 ans les publications de la littérature scientifique qui concernent la spiruline, ses composants et plus largement, les microalgues. Je m'efforce de proposer des articles sourcés et régulièrement vérifiés en regard des nouvelles données de la recherche.
Alain Casal - Fondateur de Spiruline France.
A propos

129 Partages


Laisser un commentaire