Spiruline et cancer

Le cancer est la deuxième cause de mortalité en Occident (après les troubles cardio-vasculaires) et la première en France. C’est aujourd’hui une maladie moderne tout aussi ravageuse que les épidémies d’autrefois.
La recherche et les études s’accumulent sans que le fléau ne donne des signes d’affaiblissement.

Comment prévenir le cancer ?

Les études se rejoignent toutes pour dénoncer le quotidien dans ce qu’il a de plus banal. Après la cigarette, l’alimentation moderne est la grande responsable du cancer. Selon le Surgeon Général (porte-parole US gouvernemental en matière de santé publique), l’alimentation est la cause directe des 2/3 des mortalités dues au cancer.

La prévention a donc un rôle-clé bien qu’elle arrange peu le corps médical : elle n’apporte aucune gloire personnelle.

Les consignes anticancers habituelles :

  • Diminuer la consommation de viande, de charcuterie, de viandes fumées, de fromage, de beurre.
  • Privilégier les céréales entières et les légumineuses.
  • Augmenter la consommation de produits végétaux et de fruits.
  • Rendre aux produits laitiers leur rôle d’appoint.

L’humain a malheureusement du mal à croire que des actes alimentaires aussi dérisoires puissent contribuer à protéger d’une maladie aussi grave.

L’action anticancéreuse du bêta-carotène

De nombreuses études [1] ont démontré l’effet protecteur du bêta-carotène naturel notamment pour les cancers du poumon, de la gorge, de l’estomac, du côlon, du sein et de l’utérus.

  • Le bêta-carotène normalise la chimie sanguine.
  • Il permet au corps d’envoyer des signaux qui empêchent les cellules de se diviser de façon anormale, et pourrait ainsi contrer le développement du cancer.

On peut citer également l’étude [2] menée par Françoise Clavel-Chapelon qui montre une association inverse entre l’apport en β-carotène et le risque de cancers.

A contrario, d’autres recherches [3] montrent que le bêta-carotène synthétique peut avoir potentiellement des effets pro-oxydants indésirables dans le cadre du traitement du cancer.
Les suppléments synthétiques sont donc contre-indiqués au bénéfice des sources alimentaires naturelles de bêta-carotène.

Prise de spiruline : des bienfaits anticancer ?

La spiruline contient plus de bêta-carotène que tout autre aliment (10 à 15 fois plus que les carottes). Au vu des propriétés anticancers que l’on prête à ce pigment – notamment lorsqu’il est consommé sous sa forme naturelle – nous comprenons assez rapidement l’intérêt d’une supplémentation à base de spiruline.

Cette microalgue 100% naturelle est aussi un puissant antioxydant grâce à sa composition nutritionnelle riche en phycocyanine, vitamine E, zinc, sélénium qui ont une action anti-radicalaire validée.

Les antioxydants empêchent les radicaux libres d’attaquer les cellules et préviennent le risque de développement de tumeurs cancéreuses.

L'action de la spiruline contre le cancerDans son étude [4], Fedkovic et al. a mis en avant le fait que les antioxydants que la spiruline contient (notamment le bêta-carotène) avaient pour conséquence de bloquer l’effet mutagène et l’effet régulateur que provoquent les radicaux libres, freinant ainsi le développement du cancer.

Alors que des peuples comme les Aztèques ont connu et utilisé la spiruline à des fins médicinales, cette « algue » n’est pas encore un « réflexe santé » très répandu dans les pays occidentaux.

Dans Healing with Whole Foods, Paul Pitchford écrit :

Il est important de noter que dans le domaine de la prévention, la spiruline est richement fournie en pigment bleu phycocyanine, une biliprotéine qui a démontré qu’elle pouvait empêcher le développement des cellules cancéreuses.

Selon Alan Keith Tillotson’s dans One Earth Herbal Sourcebook :

Le niveau élevé de chlorophylle dans la spiruline peut expliquer sa capacité à arrêter les cellules cancéreuses de se former.

Tillotson écrit :

Les aliments qui contiennent des niveaux élevés de chlorophylle montrent des preuves pharmacologiques de prévention du cancer.

Mathew, Babu, et al. [5] ont étudié l’activité chimiopréventive de la spiruline afin d’inverser la leucoplasie orale (état précancéreux de la bouche) des patients. 1g/jour de spiruline pendant un an a montré une régression complète des lésions buccales (leucoplasie) chez 20 des 44 patients (43%) alors que pour les patients placebo, ce chiffre est descendu à 7%. Tous les patients étaient consommateurs de tabac. Il s’agit de la première étude humaine évaluant le potentiel chimiopréventif de la spiruline.

L’exemple de Tchernobyl : étude sur des enfants irradiés

A la suite de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, l’Institut de la médecine des radiations de Minsk a décidé d’utiliser la microalgue pour traiter les enfants irradiés.

Ces derniers étaient tous immunodéprimés, leur production de globules rouges, comme de globules blancs était très faible.
Ils étaient anémiques et souffraient par conséquent d’importantes réactions allergiques.

L’étude [6] qui a été faite (portant sur 270 enfants), a démontré que la prise quotidienne de 5g de spiruline durant une période de 45 jours avait amélioré de manière significative leur système immunitaire.
Il a été constaté que leur quantité de lymphocytes T s’est normalisée et leur radioactivité a diminué sans aucun effet secondaire à signaler. Les enfants qui n’avaient pas pris de spiruline sont restés dans un état critique.

Les résultats ont été extrêmement positifs car ils ont démontré que 82 % des enfants ayant bénéficié de cette supplémentation n’ont pas été victime de cancer de la thyroïde (ce cancer est très souvent développé après une contamination radioactive).
A l’inverse, la totalité des enfants non traités à la spiruline ont développé ce cancer.

Depuis 1994, la spiruline est considérée en Russie comme un «aliment thérapeutique» dans le traitement des maladies liées aux radiations.

Essayez la spiruline

Références :
  • Allégations EFSA : ID 1867; Antioxydant
  • [1] Van Poppel, G., & Goldbohm, R. A. (1995). Epidemiologic evidence for beta-carotene and cancer prevention. The American journal of clinical nutrition62(6), 1393S-1402S.
  • [2] Touvier, M., Clavel-Chapelon, F., & Boutron-Ruault, M. C. (2006). Beta-carotene is associated with lower risk of some cancers in women nonsmokers but with higher risk in women smokers. médecine/sciences22(3), 319-20.
  • [3] Patrick, L. (2000). Beta-carotene: the controversy continues. Alternative Medicine Review5(6), 530-530.
  • [4] Fedkovic Y, Astre C, Pinguet F, Gerber M, Ychou M, Pujol H (1993) Spirulina and cancer. Bull. Inst. Oceano., Monaco NS 12: 117-120
  • [5] Mathew, B., Sankaranarayanan, R., Nair, P. P., Varghese, C., Somanathan, T., Amma, B. P., … & Nair, M. K. (1995). Evaluation of chemoprevention of oral cancer with Spirulina fusiformis.
  • [6] Loseva, L. P., & Dardynskaya, I. V. (1993, September). Spirulina-natural sorbent of radionucleides. In 6th International Congress of Applied Algology, Czech Republic.
  • Śmieszek, A., Giezek, E., Chrapiec, M., Murat, M., Mucha, A., Michalak, I., & Marycz, K. (2017). The influence of Spirulina platensis filtrates on Caco-2 proliferative activity and expression of apoptosis-related microRNAs and mRNA. Marine drugs15(3), 65.
  • Konícková, R., Vanková, K., Vaníková, J., Vánová, K., Muchová, L., Subhanová, I., … & Strnad, H. (2014). Anti-cancer effects of blue-green alga Spirulina platensis, a natural source of bilirubin-like tetrapyrrolic compounds. Annals of Hepatology13(2), 273-283.
  • Girardin-Andréani, C. (2005). Spiruline: système sanguin, système immunitaire et cancer. Phytothérapie3(4), 158-161.

Diplômé en nutrition, j'explore depuis plus de 10 ans les publications de la littérature scientifique qui concernent la spiruline, ses composants et plus largement, les microalgues. Je m'efforce de proposer des articles sourcés et régulièrement vérifiés en regard des nouvelles données de la recherche.
Alain Casal - Fondateur de Spiruline France.
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