L’utilisation de la spiruline chez les Aztèques, Toltecs, Mayas et Kanembous

La spiruline n’est pas un « produit » nouveau. C’est une micro-algue millénaire qui est utilisée depuis des siècles par un tas de civilisations à travers le monde.

Les Aztèques

La spiruline dans l'histoireLa spiruline a besoin de se développer dans une eau très alcaline; elle croît naturellement dans les grands lacs salins du centre du Mexique qui étaient prisés par les Aztèques. Bernal Diaz del Castillo, qui voyagea jusqu’au Mexique avec le conquérant Cortés en 1519, a écrit sur la vaste et bondée place du marché de la ville, où tout, des pierres précieuses aux médecines, des animaux aux poteries, était à disposition.

Une marchandise plus inhabituelle, mais grandement prisée à travers le Mexique, était le tecuitlatl, ou des petits gâteaux de spiruline, que les aztèques vendaient de la même manière que les européens vendent les fromages.

Cortés et les espagnols étaient étonnés par cette « boue bleue-verte ». Ils n’ont jamais gouté le tecuitlatl, mais ils ont indiqué que les Aztèques le trouvaient délicieux. Les Aztèques recueillaient la spiruline à la surface des lacs avec des filets à mailles serrées et remplissaient leur canoës avec. De retour au rivage, ils étalaient la terre en des petits lits et répartissaient la spiruline pour la sécher au soleil.

Aztèques cultivent la spirulineLa pâte humide, qui était d’environs de trois ou quatre centimètres d’épaisseur, s’asséchait pour donner une épaisseur de deux à trois millimètres. Les différentes traductions des journaux de voyage des conquistadors ont laissé quelques doutes sur la manière dont les indiens mangeaient réellement le tecuitlatl. Apparemment, il était transformé en pain, dont le goût ressemblait au fromage, accompagné par des plats de céréales, puis mis dans une sauce appelée chilmolli, qui était faîte de tomates, de piments rouges et de différentes épices.

On raconte que l’empereur Montezuma aimait manger du poisson. Malheureusement, le poisson frais le plus proche provenait du golfe du Mexique, qui était à environs 290 kilomètres du palace de l’empereur. Donc, il revenait aux coureurs de marathon de lui rapporter la prise du jour. Ces athlètes étaient réputés pour courir jusqu’à des centaines de kilomètres par jour et la spiruline était une part essentielle de leur régime. S’arrêtant pour une brève sieste, ils auraient pris de la spiruline de leurs sacoches qu’ils transportaient et l’auraient mélangée avec de l’eau pour se donner de l’énergie et de l’endurance.

Les Toltecs et les Mayas

les mayas consommateur de spirulineIl est assez probable que les Toltecs, qui ont été dépassés par les Aztèques, comptaient également sur la spiruline comme source de nutrition. Les Aztèques avaient adopté quelques 42 aspects de la culture Toltec et Maya. Il y a une preuve que les Mayas d’Amérique centrale, dont la civilisation a culminée d’environs l’an -300 à l’an -900 J.C., cultivaient la spiruline dans le réseau navigable qui était aussi utilisé pour irriguer les cultures.

La spiruline du lac Tchad des Kanembous

Elle a été mangée pendant des siècles par les Kanembous, qui vivaient le long des rivages du lac Tchad dans le centre-nord de l’Afrique. Elle reste l’une de leur source principale de protéine.

La spiruline est poussée sur le bord par le vent, où elle se concentre dans d’épais tapis. Les femmes kanemboues s’engagent dans l’eau trainant des paniers tressés derrière elles. Elles écument la surface pour collecter l’algue et l’excès d’eau s’évacue en dehors du panier. La boue est ensuite transférée dans des pots de terre ou des gourdes. Dans les dunes entourant les lacs, les femmes creusent des trous dans le sable chaud dans lesquels elles placent une mince couche de la pâte recueillie. Quand l’eau est drainée dans le sable et que la spiruline commence à sécher, elles les divisent en carrés. Le soleil tropical transforme bientôt la pâte en un biscuit sec, qui est connu comme le dihé.

Le millet, qui est la base de quasiment tous les repas, est servi avec différentes sauces épissées, contenant habituellement du dihé, des tomates et des piments rouges. Des haricots, des oignons et du poisson ou de la viande sont ajoutés s’ils sont disponibles. Le dihé est un ingrédient important de la sauce, mangé dans sept repas sur dix, et dix-douzième de grammes par personne sont utilisés. Le dihé est mangé nature par les femmes enceintes, qui croient que sa couleur protégera leurs bébés des yeux des sorciers.

Vous aimez cet article ?

L’utilisation de la spiruline chez les Aztèques, Toltecs, Mayas et Kanembous
Soutenez-nous en mettant des étoiles à cette page... 👍(cliquez 2 fois si vous êtes sur mobile)



Laisser un commentaire

Acheter