En matière de performances sportives, nous nous trouvons actuellement très proches des limites des capacités humaines. Cela soulève une question fascinante : comment transcender nos propres frontières athlétiques ?

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'être humain excelle tout particulièrement dans le domaine de l'endurance. En effet, l'humain est classé comme le mammifère numéro 1 en matière d'endurance au long cours. Cette disposition provient de nos caractéristiques biomécaniques uniques parmi les bipèdes.
La taille généreuse de nos poumons favorise la respiration efficace lors de courses de longue distance. De plus, notre évolution en tant qu'Homo erectus a impliqué en une baisse de la consommation d'oxygène lors de nos déplacements. Tandis que les quadrupèdes respirent uniquement en phase d'appui/relâchement, nous autres humains avons développé un mécanisme permettant la synchronisation de nos mouvements et de notre respiration : cela répartit la quantité d'oxygène utilisée sur chaque poussée.
Une autre caractéristique essentielle qui nous permet de surpasser les espèces animales en termes d'endurance se trouve dans notre faible masse musculaire active. En effet, contrairement aux quadrupèdes, nous n'utilisons qu'une très faible partie de nos muscles lors de courses longue distance : cela permet à notre système vasculaire de mieux alimenter ces derniers en oxygène et nutriments.
Nous détenons un atout majeur qui fait la différence lorsqu'il s'agit d'effort physique prolongé : notre système de refroidissement corporel est exceptionnellement efficace grâce à la transpiration. En évacuant la chaleur produite par notre corps lors de l'effort, cela nous permet d'améliorer notre endurance et notre résistance à la fatigue.
Bien que l'espèce humaine puisse être fière de ses prouesses en matière d'endurance, certains animaux restent hors d'atteinte. Quelques-unes des espèces pour lesquelles leur performance éclipse largement celle de l'être humain :
En étudiant comment la nature a perfectionné ses compétences au fil de l'évolution, certains scientifiques travaillent sur des stratégies novatrices pour améliorer les performances. S'inspirer du monde animal ouvre de nouvelles perspectives dans le développement de méthodes (entraînement, technologies, etc.) pour optimiser les capacités athlétiques humaines.
Si des chercheurs travaillent sur l'amélioration des performances en s'inspirant de caractéristiques de certaines espèces animales, il est démontré que l'Humain a atteint un niveau maximal dans diverses disciplines. Depuis 1980, les archives des meilleures performances dans les épreuves d'athlétisme révèlent une tendance à la stagnation, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Cela représente un indicateur clair de l'atteinte des limites physiologiques humaines. L'atteinte de hautes performances dépend de la compréhension et de la maîtrise de plusieurs aspects : nutrition, charge d'entraînement, sommeil, bien-être, ainsi que d'autres facteurs comme les fluctuations hormonales qui interagissent avec ces paramètres.
L'utilisation de l'érythropoïétine (EPO) constitue un exemple de tentative visant à dépasser les limites physiologiques naturelles. Cette hormone, naturellement produite par les reins pour stimuler la production de globules rouges, favorise le transport d'oxygène dans le corps. Cependant, dans le contexte du dopage sportif, des athlètes peuvent recourir à des injections sous-cutanées d'EPO pour augmenter leur capacité aérobie, l'oxygénation des muscles, en augmentant la quantité de globules rouges dans la circulation sanguine. Cette pratique illégale est strictement interdite dans le cadre des règles antidopages. Les sportifs cherchent ainsi à transcender les limites physiologiques naturelles pour obtenir un avantage compétitif, mais cela les expose également à des risques de santé significatifs. Les enjeux éthiques liés à la recherche de performances exceptionnelles dans le sport sont un véritable sujet.
La nutrition joue un rôle central dans la performance sportive, elle constitue un élément clé dans l'objectif de repousser ses limites. Dans cette perspective, la spiruline a toute sa place en tant que complément alimentaire.
Aujourd'hui la spiruline continue à être largement consommée par les adeptes des sports d'endurance (course à pied triathlon, cyclisme) et également dans de nombreuses autres indications comme la prise de muscles, l'accélération de la cicatrisation des micros traumatisme, l'action spectaculaire sur la récupération. Dr Jean-Louis Vidalo.
Elle peut stimuler la production de globules rouges en raison de son pigment bleu. La phycocyanine a, en effet, des propriétés similaires avec l'EPO, elle possède une structure chimique quasiment identique à celle de l'hémoglobine, le cœur du globule rouge. En plus de son action sur l'oxydation cellulaire, elle a une action anti-Cox 2 (anti-inflammatoire) et présente une spécificité unique pour tamponner puis recycler les lactates (principal facteur limitant de l'activité physique), pour les transformer en ATP (Adénosine Tri Phosphate), soit en énergie. De nombreuses autres facteurs agissent conjointement et en véritable synergie (fer, vitamines B, SOD, etc.) lors de l'activité sportive, qu'elle soit en endurance, en résistance ou mixte. La consommation de spiruline retarde la sensation de fatigue, augmente le taux d'oxydation des graisses, et atténue la peroxydation des lipides [1]. Autre action favorable de la phyco-spiruline : la stimulation de l'hormone de croissance.
La spiruline dans le cadre du sport