Bruche Spiruline Centrafrique

Bruche Spiruline Centrafrique, une petite cellule d’action humanitaire qui s’est donnée pour objectif, à l’été 2009, la construction d’une ferme de culture de spiruline en Centrafrique, un des pays souffrant beaucoup de malnutrition.

C’est un pasteur qui est à l’origine de l’opération. Ayant travaillé plusieurs années  dans ce pays tout en s’y attachant, il a pu sans mal interpeler l’humanisme de plusieurs personnes pour apporter une aide aux Centrafricains. Puisque l’initiateur du projet est pasteur, on comprend pourquoi, tout naturellement, la plupart des personnes réunies autour de lui dans la Vallée de la Bruche (Bas-Rhin) sont des membres de l’Eglise Protestante d’Alsace (UEPAL). Cependant, le but n’est pas d’évangéliser et de provoquer les dégâts des siècles passés car tout a bien changé.

Il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire sur la question. Ce qui compte est que nous répondons à un appel, médiatisé dans un signal d’alarme, diffusé par l’Unicef en août 2009, marqué par l’inquiétude quant au taux de malnutrition aigüe faisant des ravages en République centrafricaine.

En mai 2009, deux Centrafricaines avaient répondu à une invitation pour passer une journée fraternelle d’abord, culinaire ensuite, dans notre belle vallée contre le massif vosgien. Une dizaine de personnes ont alors senti germer l’idée et la motivation d’une action solidaire avec des Centrafricains.

Notre groupe comprend depuis l’automne 2009 une vingtaine de personnes. La majorité des membres actifs sont des retraités et tous ont des expériences diverses dans la société civile. Certains connaissent plus ou moins le continent africain. Mais il ne faudrait pas oublier nos correspondants / collaborateurs en RCA dont certains sont en contact avec plusieurs d’entre nous depuis des années. Là-bas aussi dans la région de Bangui, des personnes motivées et aux compétences bienvenues en médecine & nutrition, en ingénierie, etc. se sont rapidement déclarées présentes.

Selon le degré de l’intérêt que l’on porte aux bienfaits de la nature, les qualités de la spiruline peuvent relever de la culture générale ou de l’anecdote.

La volonté de recourir aux médecines naturelles pour une bonne qualité de vie et assurer une prévention douce aux maux fait connaître la spiruline pour avoir du tonus par exemple, pour être dans des compléments alimentaires prescrits dans le cadre d’un régime alimentaire.

Certes, sa saveur isolée est tout bonnement exécrable, mais on ne peut qu’être conquis quand on comprend qu’il est possible de passer d’une telle utilisation personnelle à une exploitation humanitaire et sanitaire à grande échelle, d’autant que la spiruline n’est vraiment pas dure à produire.

De surcroît, il s’agit dans ce cas non pas de ces onéreuses capsules fabriquées en laboratoires qui suscitent souvent la perplexité mais de la véritable spiruline artisanale.

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Quand l’Unicef a lancé son message, nous venions de nous engager dans le projet de culture de l’algue sur le lieu même où elle doit être consommée. L’efficacité reconnue par des études scientifiques dont bénéficie le micro-organisme ne nous a pas échappée. On vante sa richesse en protéines, vitamines, minéraux, acides aminés, etc. et on admire son action anti-inflammatoire, antioxydante et anti tumorale, son action sur le système immunitaire (qui à elle seule devrait imposer un suivi médical car toucher à ce mode de travail de l’organisme, c’est jouer avec le feu).

On peut admettre qu’un enfant souffrant de malnutrition aurait de bonnes chances d’aller nettement mieux en un mois et demi s’il prend sa petite dose quotidienne.

Attention ! La prudence est de rigueur : aussi, tant il est vrai qu’il faut être très pragmatique avec l’affluence des allégations pour la santé (souvent véhiculées ou exagérées dans une visée commerciale très juteuse), il faut insister sur le fait que l’intérêt, l’utilité et la légitimité de la spiruline comme moyen de lutte contre la malnutrition dans les pays pauvres sont plus grands que dans le cadre des complémentations alimentaires typiques de nos sociétés.

Enfin, il convient d’ajouter que nous ne sommes pas les seuls à (vouloir) produire la spiruline contre la malnutrition, y compris en RCA ! Le besoin est tellement grand que le fonctionnement de « notre » ferme ne peut pas être superflu : nous ne venons pas en concurrence mais en force complémentaire, supplémentaire et bienvenue.

Quelques aléas viennent malheureusement freiner notre élan.

Des spécificités (centr)africaines (conjoncturelles pour certaines, chroniques pour d’autres) ne peuvent que retarder l’obtention de subventions et la participation morale de certaines instances. Nous avons encore du pain sur la planche pour disposer des 78.000 euros estimés nécessaires. Mais nous savons aussi qu’à Bangui certaines bonnes volontés aptes au service n’attendent qu’un signal pour commencer.

Pour plusieurs raisons, la spiruline est un des produits qui méritent que l’on s’y intéresse scientifiquement davantage. Des études cliniques vraiment abouties, coûteuses et longues sont inévitables si on ne veut pas laisser dire n’importe quoi (en particulier des mensonges dangereux) sur ce micro-organisme. C’est dans ce sens que le web et les sites parlant de spiruline doivent faire avancer les choses.

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