Quelques études scientifiques sur la spiruline

Cela ne fait pas si longtemps que les chercheurs s’intéressent de manière scientifique aux algues en général, et à la spiruline en particulier.
Vers la fin des années 1820, elle est isolée pour la toute première fois au départ d’un échantillon d’eau douce puis, moins de vingt ans plus tard, elle est décrite de manière détaillée à Montevideo (Uruguay).

Mais ce n’est qu’un feu de paille et la microalgue retombe vite au fin fond des oubliettes scientifiques.
Du moins jusqu’à ce qu’elle soit une nouvelle fois identifiée sur les rives des lacs du Rift, en Afrique orientale. Elle est alors considérée comme l’un des composants essentiels du phytoplancton local, l’un des plus anciens et des mieux préservés de la planète.

Petit saut dans le temps… Au début de la Seconde Guerre mondiale, un scientifique français souligne pour la première fois l’utilisation alimentaire de la spiruline.
Mais étant donné le contexte général de l’époque, son intervention passe complètement inaperçue. Le monde a d’autres préoccupations…

Spiruline, article de science et avenir

M.Y. Brandily évoque la spiruline dans Science et Avenir en 1959.

À la fin des années 1950 est publié le tout premier reportage qui a une réelle valeur scientifique et un certain retentissement. Signé par un ethnologue français et paru dans la revue « Sciences et Avenir », cet article souligne le fait qu’une peuplade des rives du lac Tchad utilise depuis longtemps une algue qui est appelée à devenir l’un des aliments du futur. Cette algue, contrairement à beaucoup d’autres qui ont tendance à s’enfoncer dans la vase, surnage, ce qui la rend facilement accessible et exploitable.

C’est le début de l’aventure « scientifique » de la spiruline. À partir de ce moment, les recherches vont succéder aux études, confirmant quasiment tous les attraits nutritionnels et thérapeutiques de la microalgue. C’est aussi à partir de ce moment que des exploitants vont songer à la Cultive à plus ou moins grande échelle.


Plus de 200 études scientifiques, dont des expériences in-vitro, des recherches animales in-vivo et des études randomisées en double aveugle ont montré des résultats positifs sur la santé grâce à l’utilisation de spiruline.
Pour faire bref, nous n’allons examiner qu’une fraction de ces recherches.

(Chamorro et al, 2002)
Les nombreux potentiels bénéfiques de la spiruline :

« Il a été expérimentalement prouvé, in vivo et in vitro, que la spiruline est efficace pour traiter certaines pathologies comme les allergies, anémies, cancers, hépatotoxités (toxicité du foie), maladies virales et cardiovasculaires, hyperglycémies (sang très sucré), hyperlipidémies (forts taux de cholestérol et de triglycérides), immunodéficiences et inflammations. Plusieurs de ces activités sont attribuées à la spiruline elle-même ou à certains de ses coscientifique-les études sur la spirulinemposants comme les acides gras omega-3 et omega-6, bêta-carotène, alpha-tocophérol, phycocyanine, phénols et un complexe récemment isolé : Calcium Spirula. » (Chamorro et al, 2002)

(Blinkova et al, 2001)
L’effet sur le système immunitaire de la spiruline

Les auteurs ont mis en lumière le fait que Spiruline est apte à stimuler le système immunitaire et à augmenter la résistance des humains et des animaux (mammifères, volailles et poissons inclus) en stimulant la production d’anticorps et de cytokines. L’étude a notamment conclu que « Les sulfolipides spirulines sont efficaces contre le VIH. Des préparations obtenues depuis des biomasses de spiruline sont également actives contre le virus de l’herpès, le cytomégalovirus, les influenzavirus, etc. Les extraits de spiruline sont capables d’inhiber la carcinogenèse (Production du cancer). » L’étude indique aussi que la spiruline est efficace pour la préservation de la flore intestinale et pour la diminution des Candida albicans (mycoses).

Les déclarations ci-dessus au sujet des effets de la spiruline sur le VIH sont très intéressantes et une récente étude réalisée à l’université de Caroline du Sud s’est concentrée sur le sujet. L’étude est intitulée « Algae — a poor man’s HAART » (thérapie antirétrovirale du VIH). Cette étude examine les inhibitions in vivo et in vitro du VIH par les algues et indique notamment que les habitants du Tchad, notamment la tribu Kanembu, ayant mangé de la spiruline quotidiennement ont un risque plus faible de contracter le VIH par rapport aux Africains des pays avoisinants, ce qui ne peut pas être expliqué par des différences de comportements sexuels et des utilisations de drogues intraveineuses. L’étude suppose que « la consommation régulière d’algues diététiques peut aider à prévenir la contraction du virus du Sida et à supprimer la charge virale des infectés. » (Teas et al, 2004)

Précédemment, des scientifiques à la prestigieuse école médicale d’Harvard à Boston ont trouvé que les extraits d’eau de spiruline ont empêché la prolifération du virus VIH-1 dans les lignées cellulaires T. La production virale a été réduite d’environ 50%. Les chercheurs ont séparé les extraits dans une fraction de polysaccharides et une fraction dépourvue de polysaccharides et ont trouvé une activité antivirale dans les deux. Ils ont donc conclu que les extraits d’eau de Spiruline « contiennent une activité antirétrovirale qui peut être d’un potentiel intérêt scientifique. » (Ayehunie et al, 1998)

Une étude clinique très importante eut lieu sur des chiqueurs de tabac avec déjà des lésions précancéreuses dans la bouche. Le groupe utilisant de la spiruline (à une dose remarquablement faible d’un seul gramme par jour) a constaté une régression complète des lésions dans 20 des 44 cas (45 %). Dans le groupe placebo, seulement 3 des 43 (7%) cas ont montré une régression. Après un an de consommation régulière de spiruline, 9 des 20 (45%) sujets ayant expérimenté une régression totale ont développé de nouvelles lésions ! (Mathew et al, 1995).

(Buletsa et al, 1996)
Scléroses en plaques

Dans une étude réalisée en Europe pour examiner les effets de la spiruline sur des patients atteints de scléroses en plaques, les chercheurs ont déclaré « il est établi que la consommation de spiruline engendre la prolongation de la rémission chez ces patients atteints de sclérose en plaques ».

(Gorban et al, 2000)
La spiruline, efficace pour aider les personnes déjà souffrantes de maladies liées au foie

Une étude a été réalisée sur 60 patients avec des troubles chroniques du foie ainsi que sur 70 animaux avec des infections toxiques du foie. Ils ont conclu que la spiruline est efficace pour les personnes et les animaux. Ils ont attribué les propriétés hepatoprotectrices (protection du foie) de la spiruline à ses actions anti-inflammatoires, antioxydantes, et immunocorrectrices. Ils ont trouvé que la spiruline stabilise la maladie du foie et empêche la maladie de se transformer en cirrhose.

(Mao et al, 2005)
Spiruline & rhinites allergiques

Une étude récente réalisée à l’école de médecine de l’Université de Californie par des chercheurs a eu pour but d’examiner les effets de la spiruline sur les rhinites allergiques (allergies qui causent une inflammation de la muqueuse du nez, en savoir plus ici). L’étude a prouvé que l’utilisation de la spiruline sur les patients a réduit la cytokine interleukine-5 et les chercheurs ont conclu que la spiruline possède des effets protecteurs sur les victimes de rhinites allergiques.

(Gemma et al, 2002)
Neuroprotection

Une étude réalisée sur des rats a montré d’excellentes possibilités pour une utilisation de la spiruline en tant que supplément neuroprotectif. L’étude a prouvé que la spiruline a réduit les dégâts ischémiques sur les cerveaux des rats et que ces rats ont bénéficié d’activités locomotrices améliorées (Wang et al, 2005). Les mêmes chercheurs avaient précédemment démontré que Spiruline réduit la dégénération cérébrale des animaux âgés. Un autre groupe ayant mesuré les dégâts oxydants ont trouvé des résultats similaires dans les cerveaux des rats âgés. La spiruline réduit l’oxydation du cerveau et réduit égalent les cytokines pro-inflammatoires.


Des études sur les chats ont montré que la spiruline peut améliorer la résistance aux maladies. (Qureshi and Ali, 1996)

La spiruline a aussi été démontrée comme étant efficace pour améliorer plusieurs fonctions immunologiques sur des poulets. (Qureshi et al, 1996)

Une étude  au Japon a conclu à des résultats similaires : la spiruline augmente la réponse immune à travers des voies multiples. (Hayashi et al, 1994)

Une autre étude sur les souris a montré que la spiruline réduit les tumeurs de la peau et de l’estomac de manière remarquable. Spiruline a été démontrée comme étant efficace pour réduire la taille des tumeurs ainsi que leurs effets. (Dasgupta et al, 2001)

Les souris diabétiques ont montré des résultats positifs lors de la consommation de spiruline durant une étude, ce qui a permis aux scientifiques de conclure que « Il est intéressant de conduire de futurs travaux sur la spiruline sur des humains afin de rechercher une meilleure qualité de vie et une espérance de vie supérieure pour les patients diabétiques ». (Rodriguez et al, 2001)

Les rats avec un fort niveau de lipides ont montré des améliorations après la consommation de spiruline. (Iwata et al, 1990)

La spiruline a aussi permis de réduire des réactions allergiques chez les rats en fonction de la dose administrée. (Kim et al, 1998)

D’autres études animales ont montré divers résultats. La spiruline permet notamment d’éviter le développement de stéatose hépatique chez les rats. (Torres et al, 1998)

La spiruline permet aussi d’augmenter significativement le stockage de fer chez les rates enceintes et sécrétant du lait. (Kapoor and Mehta, 1998).

Les mêmes chercheurs ont précédemment trouvé que les rats nourris avec de la spiruline ont grandi plus rapidement que les rats soumis à un régime normal sans spiruline. Ils ont également montré que la spiruline augmente la taille des portées des rates enceintes et ont conclu que « La spiruline semble être un bon complément alimentaire durant la grossesse ». (Kapoor and Mehta, 1993)

Durant de précédentes recherches humaines, la spiruline a été démontrée comme efficace dans le traitement des blessures (Clement et al 1967) et des faibles cholestérols (Nayaka et al 1988).

Des groupes d’enfants sous-alimentés ont très bien réagi à la consommation de spiruline (Sautier and Tremolieres 1976).

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