Le modèle écologique de la spiruline selon Michka et Jacques Falquet

Le véritable potentiel de la spiruline pour l'environnement

Le potentiel de la spiruline pour l’environnement

Comment satisfaire les besoins nutritionnels et énergétiques d’une population mondiale qui ne cesse de croître, sans pour autant détruire ce qui reste de la planète et de la nature ?

Dans leur ouvrage intitulé La spiruline, l’homme et la planète, les auteurs Michka et Jacques Falquet exposent les vertus insoupçonnées de la culture en serre de la spiruline, une petite cyanobactérie qui a encore beaucoup à nous apprendre…

Les spécialistes les plus éminents ne cessent de tirer la sonnette d’alarme depuis des décennies : si l’humanité ne modifie pas rapidement ses habitudes de consommation, et en particulier son régime alimentaire trop chargé en viande rouge, les ressources si précieuses de la planète pourraient bientôt arriver à épuisement.

Véritable miracle nutritionnel, la spiruline, surnommée l’«algue bleue », constitue l’une des sources de protéines non animales les plus crédibles pour faire face aux défis du monde de demain.

Disposant de tous les acides aminés essentiels, elle apporte à celui qui s’en nourrit la quasi-totalité des éléments nutritifs nécessaires pour lui assurer une bonne santé.

Une performance d’autant plus remarquable que la spiruline ne requiert que très peu de ressources pour être produite : un bassin d’eau chaude et non stagnante, une poignée de minéraux et une bonne dose de soleil suffisent en effet à la cyanobactérie pour proliférer en se nourrissant des déchets organiques qui l’entourent.

Au final, la spiruline ne demande que 2% des besoins en eau nécessaires à l’élevage d’un bœuf pour produire la même quantité de protéines.

De là à prédire que cette petite algue, connue et appréciée depuis la civilisation aztèque, pourrait représenter le salut énergétique des métropoles du XXIème siècle, il y a un pas que Michka et Jacques Falquet n’hésitent plus à franchir. Pourquoi, après tout, ne pas tirer profit de l’espace vide laissé par les toits des immeubles pour y implanter de véritables écosystèmes autonomes fondés sur la culture de l’algue bleue ?

Il suffirait d’installer un bassin d’eau chauffée, ainsi qu’un digesteur qui alimenterait continuellement la croissance de la spiruline en absorbant des déchets organiques et végétaux.

Un bon système intégré, en outre, permettrait de s’assurer que rien ne se perde : le méthane rejeté par les déchets, s’il est récupéré, peut servir à chauffer les habitations ou le bassin. Quant au compost final, il constitue le terreau idéal pour faire fleurir un magnifique jardin suspendu, où les enfants de l’immeuble pourraient se balader aux premiers rayons du soleil.

Ces villes aux toits verts pourront-elles réellement voir le jour ? C’est la question que les deux auteurs se posaient en 2005 lors de la sortie de leur ouvrage. C’est aujourd’hui chose faite en Thailande, comme en témoigne cet article d’RTL.

Michka et Jacques Falquet, en tout cas, estiment que l’humanité pourrait bientôt être prête à se réconcilier avec la nature.

 

Essayez la spiruline

Diplômé en nutrition, j'explore depuis plus de 10 ans les publications de la littérature scientifique qui concernent la spiruline, ses composants et plus largement, les microalgues. Je m'efforce de proposer des articles sourcés et régulièrement vérifiés en regard des nouvelles données de la recherche.
Alain Casal - Fondateur de Spiruline France.
Twitter - A propos

Vous aimez cet article ?



Laisser un commentaire