Existe-t-il des effets secondaires associés à la prise de spiruline ?

des effets secondaires pour la spirulineLa spiruline n’a aucun effet secondaire à proprement parler (c’est un aliment avant tout), elle est uniquement déconseillée du fait de sa forte valeur nutritive, pour certains cas très rares & spécifiques de santé.
A trop forte dose ingérée (notamment en début de cure), elle peut présenter certains indésirables.

Des inconforts en début de cure de spiruline ?

Lorsque les doses sont trop importantes en début de prise, des troubles gastro-intestinaux et des maux de tête peuvent se manifester. Il est donc conseillé de commencer par 1g/jour puis d’augmenter de manière progressive par paliers d’1g tous les jours voire tous les 3 jours, jusqu’à ce que le dosage quotidien souhaité soit atteint.

Ces inconforts – bien que rares – sont normaux : il s’agit en réalité de la conséquence des effets détox de la spiruline.

Globalement, les changements de régimes alimentaires provoquent de manière assez fréquente des symptômes digestifs mineurs & passagers.

Parfois, la spiruline prodigue un effet stimulant; pour cette raison, il peut être raisonnable de ne pas en prendre avant de se coucher.

Bien entendu, il est important de veiller à ce que la spiruline que l’on achète est issue d’une entreprise réputée prenant toutes les précautions nécessaires à la culture de son produit.

Pas d’effets secondaires, ni dangers mais des précautions d’emploi

Pour certaines populations très spécifiques (public fragile ou ayant des problèmes particuliers de santé), la spiruline nécessite un avis médical avant consommation :

  • En cas de traitement anticoagulant.
  • La spiruline contient de la phénylalanine, comme tous les aliments riches en protéines, les personnes souffrant de phénylcétonurie doivent éviter d’en prendre.
  • En raison de sa teneur élevée en fer, la spiruline est déconseillée en cas d’hémochromatose.
  • La spiruline est déconseillée en cas de maladie auto-immune en raison de son action sur le système immunitaire.
  • Elle l’est également en cas d’hyperparathyroïdie.
  • La spiruline a un contenu élevé en acides nucléiques dont la dégradation produit de l’acide urique. Lorsqu’il atteint des concentrations trop élevées dans l’organisme, l’acide urique forme des cristaux d’urate et augmente le risque de goutte (une inflammation douloureuse des articulations). De surcroît, des données de plus en plus nombreuses suggèrent qu’un niveau élevé d’acide urique est associé à un risque plus important d’hypertension et de diabète de type 2, ainsi qu’à celui de maladie rénale chronique, de maladie cardio-vasculaire ou d’accident vasculaire cérébral (AVC). De manière générale, il convient de ne pas consommer plus de 4 g d’acides nucléiques par jour. Sachant que 10 g de spiruline sèche contiennent 0,5 g d’acide nucléique, il convient de ne pas dépasser la dose de 80 g de spiruline sèche par jour (ceci représente environ 20 fois la dose de spiruline conseillée). Pour une sécurité maximale, les personnes ayant tendance à avoir des niveaux d’acide urique plus élevés que la normale devraient éviter de prendre de la spiruline.
  • Il existerait un risque modéré d’interactions médicamenteuses avec les immunosuppresseurs et les corticoïdes, mais il n’en existe aucune preuve.

Pour conclure, si la spiruline peut parfois être déconseillée pour quelques cas particuliers, aucune étude sérieuse ne montre un danger à la consommer de façon raisonnable. En effet, s’agissant d’un aliment parfaitement naturel, tous les éléments qui la composent sont assimilés parfaitement par l’organisme humain.

N’oublions pas non plus que de simples aliments du quotidien peuvent ne pas convenir à tout le monde – certains peuvent ressentir de l’acidité après avoir mangé des fruits, souffrir d’une indigestion en mangeant des légumes secs, avoir des maux d’estomac après avoir consommé des oeufs etc. La spiruline n’échappe pas à cette formalité.

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